Retour : Page d'accueil Art Catégorie
Qui sommes-nous Activités & Exercices 
Calendrier des rencontres Quelques productions
Liens  Nous contacter 
 
 
Le Piège à Plumes
Club de rédaction amateur
 
 
 
 
Quelques productions  

[NOTE] Toutes les productions publiées ici sont faites avec l'accord des auteurs

Afin de vous donner un apperçu plus précis, voici quelques productions faites par le noyau.
 

Jeu 1 
    Mi-chat mi-chien 
    Mélange explosif 
    Rencontre avec Jésus 

Jeu 2 
    Le magicien 
    Le rendez-vous 
    La fenêtre 

Jeu 3 

Jeu 4 
    Le Sablier 
    Le Réveil 
    La Timex 

Jeu 5  
    Popsicle OU Comment un hamster peut obtenir un MBA 
    Malika Popsicle : Danser ou Voler 

Jeu 6
    Plume (par Nadia)
    Plume Noire 

 
 

1. Le jeu suivant consistait à écrire, un après l'autre, une phrase pour faire suite à la précédente. La couleur indique l'auteur de la phrase.

 
Mi-chat mi-chien 

Emmanuel  
Pierre-Louis 
Patrick

C'était un soir d'automne froid et humide où tous les chats étaient gris. Tous, à l'exception d'un seul, Noireau, le chat de Madame Grisantine. Noireau n'est pas un chat exceptionnel, même s'il est en fait un pékinois 100% chien. Ce qui fait de lui un chat, c'est le bruit qu'il fait quand il est gelé et qu'on le scie en deux pièces de largeur inégale. Mais le plus merveilleux dans tout cela, c'est qu'il agit tel un verre de terre immortel en repoussant de chaque côté pour donner Noireau et l'incroyable Rex. Ahah, et voici Reynard le Lézard géant Radioactif, qui vient détruire la ville des vers de terre et combattre le super héros Rex! Que va faire toute cette population qui fuit devant le danger imminent ? Quoi d'autre que d'essayer de convaincre Reynard de faire ses plans dans un logiciel de Microsoft ce que tentera l'espion surnommé Proutt, subtil comme l'air, mais à l'odeur dérangeante. "Mon Dieu ! Cria Madame Grisantine, la gardienne "Qu'est-ce que cette odeur ?" Car elle avait un odorat bien plus développé que la moyenne de sa race. Proutt étant quand même l'un des meilleurs espions renommés sur toute la planète "Xyphon sadebouchelestoilett" répondit : "_____", alors Grisantine continua son chemin en croyant que finalement, c'était ses pieds "N'oublie pas de serrer des jouets avant de venir manger mon petit enfant, me dit-elle, juste comme prout aller frapper "et de laver… euh… tes mains". 


Mélange explosif 

Emmanuel  
Pierre-Louis 
Patrick

La bulle péta, et son crâne aussi. Il était sûr qu'il ne fallait pas mélanger du coke et de l'orangeade, mais il l'avait fait tout de même. Des bulles surgirent du mélange, dans un mélange assourdissants de Bim bang boum et d'un jeu de lumière digne des light brites. Sa mère et même la travailleuse sociale lui avait dit de rester loin de la drogue comme le coke, mais ils n'avaient jamais parlé de l'orangeade. Alors, avec sa mine d'enfant de cœur des ténèbres, il pénétra dans le laboratoire clandestin de la cuisine de sa petite voisine fatigante armé de ses deux cannettes à mélange potentiellement explosif pour lui faire un gag dont il avait malencontreusement mal mesuré l'ampleur désastreuse. En effet, c'est avec le sourire fendu jusqu'aux oreilles, les yeux plein d'eau, des crampes dans l'abdomen ainsi qu'une jolie tâche qui gagne du terrain contre ses beaux jeans neufs, qui, voilà 1 minute, étaient entièrement sec, qu'un grand proutttt se fit entendre et voilà le début des évènements qui s'enchaînaient. Les évènements s'enchaînèrent, et les dieux se déchaînèrent contre lui, en le faisant tomber sur la tête et cogner assez fort qu'il se mit à croire qu'il s'appelait Noireau et n'était pas vraiment un chat. Non, il était pas un chat, car un chat ne porte pas de jeans tâchés à l'entrejambe. Alors, qu'était-il? Il était sûrement sous l'influence de quelque chose et le visage de la petite voisine penchée sur lui semblait lui suggérer la même chose, ainsi que sa mort imminente. Hummmmmm… Quel doux visage ! il lui rappelait celui de sa grand-mère malade sur son lit de mort. C'est alors qu'il se rendit compte qu'il était en même temps son propre grand-père et sa cousine, alors il alluma son allumette de paix, sorti un disque de Jim Morrison, se fit cuir un steak et mourut de sa belle mort, confus et joyeux d'être unique en son genre.

Rencontre avec Jésus 

Emmanuel  
Pierre-Louis 
Patrick

Hourra!! On mange des biscuits aux brisures de chocolat ! Pour une fois que je peux sortir de la cage. Quand matante est venue nous faire sortir, je croyais que c'était déjà Noël, mais non. Pourquoi non ? Parce que ça ne sentait pas encore les pets de sœur dans la maisonnée. Ce que je pouvais m'ennuyer de ce parfum riche en souvenir des moments les plus excitants les uns que les autres. J'ai toujours eu un faible pour les sœurs et leurs pets, et Jésus mon ami fantôme dit que c'est pour ça que je suis dans la cage. Oui, parce que les pets de sœur ont une odeur d'encens vieille et de moisissure particulièrement hallucinogène, c'est d'ailleurs en m'emplissant les poumons que Jésus m'a fait la révélation de cette vérité en m'apparaissant pour la première fois. Tu sais Dimetrie, commença Jésus, il y a deux pelletés de raisins secs dans les Raisin Bran de Kellog's, et moi de lui répliquer "Ézus, car j'avais de la misère avec son nom, c'est pour ça que c'est un brai régalllllllll. "Dimetrie, c'est Jésus mon nom, pis la prochaine fois que tu mange des Raisin Bran, laisse un peu d'air monter dans le sac, tu vas pouvoir respirer comme du monde et les araignées ne te mangeront plus le cerveau". Haut quai, rétorquais-je en enroulant ma queue autour du bras de matante. À cette sensation de peau velue emprisonnée à l'intérieur de mon membre fébrile, s'agitant devant toute situation me rendant joyeux. Je présente mon postérieur bien haut pour recevoir une caresse, et grignoter les grains de biscuit en cachette, sans que Ézus me voit. Mais j'oubliais que Ézus a le don d'ubiquité, et c'est pour ça que je me retrouvais en enfer à enculer des vers de terre mi-chat mi-chien.
 
    Retour au haut de la page
 
 
 

2. Idem que le jeu précédent
 
 
Le magicien 

Mélanie 
Pierre-Louis 
Emmanuel

Dans l'euphorie de la situation, je restais sans voix. Elle m'avait pris au dépourvu, et aux mots. Le visage coït, les yeux ronds comme des trente sous, je regardais ma crédibilité fuir et se perdre dans le rire des autres. J'aurais voulu fondre et disparaître d'entre les planches de la scène, accueillant mal le résultat de mon échec. Fondre et disparaître comme la glace qui venait de choir de mes mains, ainsi que mes lapins, mes colombes et mes espoirs de célébrité internationale. Célébrité.. j'y aspire tellement, je ne peux laisser les choses dégénérer… il faut agir. Agir en toute hâte, sans crainte et sans espoir, se sauver peut-être, profiter des rires qui remplissaient la salle pour courrier vers l'arrière-scène. Courir vers l'étage de l'avaleur d'épée, qui était absent du spectacle à cause d'un chat dans la gorge. Et c'est pour ça que Badaboum a attrapé les hémorroïdes en tombant assis sur la glace du Colisée. 


Le rendez-vous 

Mélanie 
Pierre-Louis 
Emmanuel

C'était un soir de novembre au café du bistro d'en face. J'étais assise, attendant patiemment celui qui m'avez donné rendez-vous. J'aurais voulu être debout, marcher, aller à sa rencontre, mais ma fierté me retenait. Égo, maudit égo ! Pourquoi étais-je aussi fière et pourquoi avais-je aussi peur d'être honteuse ? Pourquoi m'avait-il appelé aussi tard, hier soir ? Et pourquoi l'afficheur indiquait le téléphone de Virginie, ma meilleure amie ? Songeuse, je regardais le temps s'écouler, par la fenêtre morte, tout en pensant à lui, à lui et à ses yeux doux. J'aurais bien voulu me calmer que je n'aurais pu, j'aurais voulu paraître froide et distance que ça l'aurait été impossible., c'était évident que je l'aimais et que jamais je ne pourrais me convaincre de le lui avouer. Et c'est Virginie que je vis arriver, souriante, avec un bouquet à la main et un message : il voulait me marier, mais il m'aimait trop pour le dire ! 

La fenêtre 

Mélanie 
Pierre-Louis 
Emmanuel

La lune semblait lui suggérer quelque chose de lugubre et vil. Nue, elle en profita pour glisser un regard timide par la fenêtre. D'entre les carreaux givrés, la vue était impressionnante, voir même effrayante. L'homme était caché en partie derrière une stèle, et manipulait ses outils et jetait de temps un temps un coup d'œil ver sa fenêtre. "Les clients se font rares aujourd'hui", marmonna-t-il en tirant sur les poils de sa barbe bouclée. Il semblait maussade, avec sa voie rauque et son air déchu, mais également connaissait-il très bien les lieux et cela, elle le savait. Elle savait aussi que son client de ce soir était très spécial, le Compte de Froidmond-duPâle, son amant. Le meilleur amant qu'elle ait eu à ce jour… mais aussi le seul. Ce qui le renda encore plus important, encore plus effrayant : une dernière nuit, une dernière chance, un dernier coup d'œil vers la lune et ca y était !
 
    Retour au haut de la page
 
 

3. Les textes de cette section ont tous les quatres un petit quelque chose de spécial. En fait, comme vous pourrez le remarquer, ils sont écrit exclusivement au féminin mais le personnage y est masculin. Le défi était de taille, celui de limiter le genre de son vocabulaire.

Cliquez ici afin de lire les textes de l'HandicapéE
 
 
 
 

4. Les membres étaient invités, lors d'une rencontre, à écrire un texte un texte dont le personnage principal était un objet inerte. Dans ce cas-ci, l'inerte devait représenter un objet qui compte le temps.

Voici les trois textes dérivés de cet exercice.
 
Le Sablier (par Mélissa) Tic, tac, tic ,tac... un son assourdissant à mes pendules, un bruit noir sur une vie blanche. J'égraine les heures et j'écoule le sable. J'entends presque la mer le réclamer. Mais il est à moi, prisonnier de l'éternité. J'ai la tête à l'envers, les idées brouillées, égrainées. Les gens s'accélèrent à un rythme saccadé. J'évolue avec l'attente. Les gens me regardent et me foudroient du regard, m'implore de paralysé ma course. Avec moi les gens meurent... avec moi les gens rient et pleurent. Le sable fini soudain sa fuite. Je me cache la tête dans le sable. Je souhaite rester ainsi, la tête lourde, l'esprit flou. Mais comme toujours la vie continue, alors me revoilà sur les pieds, les enfouissant dans les dunes. 

Tic, tac, tic , tac... quand s'arrêtera cette vie noire, quand ce bruit sourd s'éteindra t'il ? Pour 
l'instant, j'ai les deux pieds dans la même dune. Qui, parmis vous, m'accrochera de la main pour me faire volé, tel un ange en éclat, un ange de verre? Qui osera déclencher le néant par la perte du temps? 

Ici gît le tic tac noir d'une vie d'éternité non mensongère...


Le Réveil (par Mélanie)  Tic, tac, tic, tac, tic, tac, tic tac…. 

Ils ne voient pas que c'est le moment de se lever ? Tic, tac, tic, tac… 
Allez ! N'attendez pas que je hurle afin d'écourter votre journée ! Et puis, tant pis, 6h00, il faut que je leurs fasse un coucou.. un DRING pour qu'ils se lèvent… Ah… Je me sens toute mal, toute timide… Pourquoi qu'à chaque matin, c'est la même chose ? Pourquoi je me sens toujours aussi pressée par mon temps ? Ah… Il le faut… 

-DRINGGGGGGGG !! C'est l'heure !!! Allez, tout le monde, levez-vous ! 
PAFF ! Ayoye… La grosse patte de mon maître m'indique silence d'une énorme tape, un coup jeté en l'air et atterri directement sur moi ! Je l'avais pourtant demandé aux fabricants de ne pas m'inclure la touche SNOOZE. À cause d'elle, cinq matins par semaine, on me fait violence ! Si tôt je hurle, si tôt on me tape. Pourquoi alors prendre le temps de me régler chaque soir ? Ils semblent pourtant bien m'aimer, et bien m'apprécier. Je ne comprends pas… tant pis… 6h18. Oserais-je hurler encore ? Je n'ai guerre le choix, alors je me laisse aller.. Cette fois-là, on ne me tape pas. Au contraire même. On règle la petite roulette de ma voix et on me laisse chanter… un peu. Puis, on me glisse sur le ALARM OFF. On me regarde, puis on se lève. Et moi, je reste étendue là, et j'attends. J'attends que la journée passe et que je me plais à laisser passer chacune des secondes. Je compte les minute, puis je tempère les heures. Parfois, lorsque la maison est vide, le chat vient se coucher sur moi. Je crois qu'il apprécie ma chaleur et mon battement de cœur, régulier. Régulier comme le courant qui part du mur et qui se rend jusqu'à moi. Régulier comme l'horaire de mes maîtres, confronté au 8h à 4h30 du lundi au vendredi. 

Certes, vous pourriez penser que je travaille fort ou que je travaille très peu, mais sachez, mesdames et messieurs, que mon rôle est des plus importants. Sans moi, les gens n'arriveraient pas à l'heure au bureau, ils perdraient leur travail et auraient mauvaise réputation ! Après tout, la ponctualité est de mise dans la société non ? Les gens auront beau dire ce qu'ils voudront, se servir de moi comme excuse leur matin de retard en prétextant que je n'ai pas sonné, tout cela ne reste que des légendes. Qui, mieux que moi, peut en juger ? 

Vous aurez beau penser à peu près n'importe quoi, mais reste qu'à chaque soir, c'est en m'admirant que ma maîtresse s'endort… Je sais qu'elle m'aime, sinon ses derniers regards ne me seraient pas dédiés. Bonne nuit… on se revoit demain, à 6h00…. 

Tic, tac, tic, tac, tic, tac, tic tac…. 


La Timex (par Emmanuel)  Tic, tac, tic, tac, tic, tac... 

Ça, c'est le son que faisait le jeune en me regardant ; cependant, l'inexpérience de cet humain transparaissait au cœur de ses paroles mélodieuses, et trahissait la jeunesse de son âge peu avancé... J'SUIS UNE TIMEX, ESPÈCE DE ZONZIBARD !!! J'FAIS PAS TIC TAC !!! En fait, j'ai un cadran digital calqué sur celui des Rolex (mon héritage maternel), mais avec tout le reste d'une Timex... mon père, espèce de cromagnon que tu es ! Il avait tellement perverti ma mère que voici tout ce que je fus capable d'être... un BÂTARD ! Et lui, qui me regarde avec son air ébahi, comme si j'étais la 29ième merveille du monde ! Pourquoi 29 ? on dit 8 d'habitude... Ouais, mais moi, j'suis réaliste crisse. Bon, en v'là une autre qui se cherche un cadeau pour son chum... C'est sa fête ? lui demande la vendeuse. Non, y'a rien de spécial qu'elle lui rétorque. Ouais, mon couvert (couvert, parce que quand t'es une montre, t'as juste un couvert en arrière, t'as pas de cul), moi j's'rais prêt à parier mon boîtier de rangement en velours vert forêt cerclé d'or édition spéciale qu'elle l'a trompé son mec ! Et avec un type tellement bien graillé qu'il pourrait me porter sur son bras Canadien ! J'y mettrais mon bracelet à couper ! Ça s'voit à son sourire épanoui... 

Ah non ! Ne me regarde pas comme ça !! Non ! NOOOOOOON !!! 

Saloppe. Traîtresse. J'veux pas. Bon, v'la la vendeuse qui s'ramène avec sa grosse main poilue graisseuse qui pue le parfum cheap. Tu m'écœures. V'la l'autre qui me regarde dans tous les sens... bien oui, j'suis bien une montre, qu'est-ce que t'en penses ? D'accord avec ce fait ? Ah non, touche pas à mes pitons, tu vas toute me fucker pis j'vais encore passer 2 mois à clignoter comme un épais pis à marquer l'heure juste seulement 2 fois par jour : à midi et à minuit... ciboire, lâche-la ma maudite lumière, on est en plein jour ! Si t'es pas capable de voir l'heure, c'est 3 rangées plus loin le rayon des lunettes ! Bon, elle se décide, elle me prend... J'espère juste que son mec est moins toton qu'elle, parce que ça a pris 5 minutes à la vendeuse pour lui expliquer comment me sortir de la boîte... 

Tk, on verra bien... 

 
    Retour au haut de la page
 
 
 

5. Dans ce jeu, les membres devaient rédiger un texte selon les éléments déjà fournis et demandés :

    Nom : Malika Popsicle
    Âge : 24 ans
    Occupation : serveuse
    Brève description physique : ressemble à toutes ces femmes qu'on croise dans la rue
    Sa plus grande passion : les animaux
    Ce qui la distingue des autres : elle porte un intérêt démesuré aux animaux et quelques fois… ils disparaissent
 
 
 
Popsicle OU Comment un hamster peut obtenir un MBA (par Pierre-Louis) A huit heures du soir en été, la journée se termine.  En hiver à cette heure, les chats ont cessé d'être gris depuis longtemps et sont invisibles. Ils sont cachés dans les maisons ou sinon,  on les voit en train de traverser la rue à toute vitesse sous les phares brillants des voitures qui tentent désespérément de les éviter. 

Léanne n'avait pas de voiture, mais elle s'inquiétait pour les chats et tous les animaux au point d'en faire une obsession.  "Un jour, je vais bien trouver une façon de leur enseigner à regarder avant de traverser les rues.  Peut-être avec un collier électrique?  Oh! Je rajoute ça sur ma liste de tâches." Ce genre de réflexion se bousculait souvent dans sa tête.  En ce moment, elle est couchée sur le ventre, sur son lit, griffonnant quelques papiers, l'air rêveuse. 

Léanne, une grande fille roussâtre, un peu gauche, tira sur le pan de son tailleur pour le replacer.  Elle n'avait pas encore pris l'habitude de s'habiller ainsi; son costume habituel étant une blouse blanche et des pantalons noir stretch qu'elle devait mettre pour travailler au restaurant.  Mais dorénavant elle désirait s'habiller en femme d'affaire durant tous ses temps libres, question qu'on la prenne au sérieux.  A son avis, des pantalons noirs très serrés, ça ne fait vraiment pas femme d'affaire. 

"Bon, alors si j'ai deux persans et une perruche placés cette semaine, je devrais dépasser mes prédictions.  Mais la semaine prochaine?  Je n'ai aucun client", se dit Léanne, mordillant son crayon.  Elle tire une grande feuille intitulée "Grand Plan d'affaire pour être millionnaire en 2002" et se met à lire les colonnes de chiffres en marmonnant une chanson enfantine.  "Bon alors… Selon les calculs d'Ève, je dois faire au moins 200 dollars la semaine prochaine.  Ça veut dire au moins un animal pur race… Ou bien deux kidnappings… hm mm.  Qu'en penses-tu, Ève?" 

Léanne tends le bras vers la table pour tirer vers elle une grosse cage en fil de fer.  A l'intérieur, un gros hamster, au poil blanc de vieillesse, bougeait lentement pour guérir sa torpeur. "Alors Ève, ma petite mine d'or, tu crois que je peux kidnapper deux chiens et les échanger pour 200 dollars?  Allez, réponds!  Tu ne t'es jamais trompée jusqu'à présent.  Allez!" 

Le gros hamster écoutait attentivement Léanne.  Lorsqu'elle eut fini de parler l'animal se déplaça vers sa roue d'exercice et se mit à la faire tourner dans le sens des aiguilles d'une montre. Dans le code Ève-Léanne, cela voulait dire oui. Ils s'étaient entendus sur ce monde de communication depuis longtemps.  "Merci Ève!  Tu es la meilleur! Sans toi je serais tellement découragée…" 

Cela, Léanne le croyait très fort.  En fait rien ni personne n'aurait pu la convaincre qu'Ève n'est qu'un vulgaire hamster. Cette conviction, elle l'avait acquise pendant une fête entre étudiants du CEGEP. Certaines personnes tirent rapidement les bonnes leçons d'une beuverie qui tourne mal, mais pas Léanne. 

Pendant une fête un peu trop arrosée dans son appartement, elle était tombée sur le plancher, saoule, la figure contre le rebord de la cage d'Ève.  Les occupants furent réveillés - ils étaient en effet plusieurs, la cage était pleine de petits.  Léanne avait dû acheter Ève enceinte sans le savoir et Ève venait de mettre bas sa nouvelle portée.  Ce fut comme une révélation pour Léanne - d'un seul hamster, elle en avait maintenant cinq!  Un profit de 400%! 

Elle avait toujours aimé les animaux plus que les êtres humains.  Surtout, plus que sa mère, qui lui organisait toujours des blind dates horribles.  Sa mère était convaincue que Léanne ne serait jamais bonne a rien. Elle ne voyait qu'une fille maladroite, chétive, aux idées folles. C'est pour ça qu'elle tentait de s'en débarrasser avec un homme, n'importe lequel, tant qu'elle était casée.  Mais Léanne ne voulait rien savoir de ces hommes soit trop naïfs, soit trop idiots pour résister à sa mère.  Chaque effort de madame Normand, sa mère, faisait en sorte que Léanne s'en éloignait un peu plus.  Jusqu'à ce qu'elle quitte la maison pour vivre seule en appartement avec son lapin, ses perruches et son chat angora.  Ses animaux ne la jugeaient pas. Elle se sentait assez bien pour eux! 

Elle vécut ainsi sans trop de misère, ni trop de joie, juste assez d'affection animale pour se sentir vivante.  Mais quand Éve lui révéla son secret, quel miracle!  D'un seul animal, elle recevait cinq fois plus d'affection!  Quel énorme profit émotif!  Elle congédia sur-le-champ tous ses amis, en ébriété ou non.  Elle n'en avait plus besoin. 

Le soir même, madame Normand vint visiter Léanne.  Léanne dans sa robe mauve a fleurs de vomi.  Léanne aux yeux cernés qui bredouillait quelque chose a propos d'une fille nommée Ève dont elle était amoureuse.  La mère hurla, tant et brisa tant de choses que le lapin s'enfuit par la porte avant, et les perruches par la fenêtre.  Léanne se sentie trahie, par sa mère, par ses animaux.  Par l'univers entier. 

C'est le lendemain matin, avec cette sorte d'esprit d'analyse morbide qui vient gratis avec les gueules de bois, qu'elle changea sa vie.  Elle décida de se prendre en main et de suivre les leçons d'ève.  Elle allait faire des profits émotifs!  Et se venger de ses animaux qu'elle aimait tant et qui pourtant l'avaient trahie en disparaissant à la première occasion.  Elle s'acheta un costume de femme d'affaire ainsi que des appâts pour ses nombreuses victimes.  Depuis lors son entreprise ne fait que des profits puisqu'elle vole les pauvres créatures d'une demeure où elles sont aimées pour les revendre à une autre. 

- Ève, j'ai une idée, si je me faisais imprimer des cartes d'affaires?  "Léanne Normand; Animaux Domestiques et Exotiques" ça serait bien je crois. 

Léanne donne un coup d'œil vers la cage, pour voir ce que Ève va répondre grâce à sa roue en plastique fixée au côté de la cage.  Mais le hamster ne bouge plus.  La roue oscille un peu, comme en souvenir des heures de courses du pauvre animal décédé. 

- Tu as raison Ève.  Je ne dois compter sur personne, même pas sur toi ou moi.  Je vais mettre "Léanne Popsicle" sur la carte. Comme ça tout le monde va voir la réalité! Les gens et les sentiments, on croit que c'est sucré, mais en réalité c'est toujours très froid.  Comme un pop sicle! 
 


Malika Popsicle : Danser ou Voler (par Mélanie) À chaque fois, c'était comme dans un rêve. Un rêve éveillé. Ou un cauchemar, tout dépendamment de qui rêvait. À chaque fois, c'était des cris, des hurlements, des hurlements qui battaient le vent qui tombait, chaque fois, dans sa tête. Alors elle sortait, rapidement, fébrilement. Elle courant à tout rompre, même son souffle. Rien ne pouvait la ralentir, rien, sinon la vue d'une victime près du sol. Quand elle en voyait une, son cœur s'emballait en la forçant à agir étrangement. 

Pourtant, Malika Popsicle avait toujours été une fillette exemplaire, une adolescente normale et une jeune femme accomplie. Elle étudiait la biologie à l'Université et était serveuse à temps partiel dans un petit restaurant, au coin des rues Joffres et Montréal. Elle semblait avoir tout d'une femme normale, du haut de ses 24 ans. 

Tout, excepté ses activités contre-ordinaires. Elle avait d'abord commencé par se prostituer pour payer son loyer. Les études universitaires n'étaient pas données, surtout avec toutes les dépenses encourues lorsqu'une personne possède un chez-elle. Alors, les deux premières années de son BAC, en plus de servir aux tables deux soirs par semaine, Malika fréquentait des clubs bien réputés pour la qualité de ses danseuses. Et elle y dansait, souvent. Elle appréciait énormément ce genre d'exposition, ce genre de spectacle. Depuis qu'elle était toute petite, elle adorait la danse classique. Pour elle, les vêtements serrés et les mouvements féminins n'avaient guère de secrets. Elle allait donc sur scène, l'air confiant et satisfait. C'était une activité des plus payante et son patron, un homme d'affaires très intelligent, faisait en sorte que chacune de ses danseuses soit bien traitée, autant par le personnel que par les clients. Dès qu'il y avait un problème, il était là, pour protéger ses filles. Les soirs où il ne l'appelait pas pour travailler, Malika revêtait tout de même une tenue des plus sexy et allait attendre un client, patiemment, au coin des quelques rues drôlement réputées de la ville. 

De toute évidence, les diverses activités nocturnes de Malika lui prenaient beaucoup de temps, et d'énergie. Au début de sa maîtrise, le cœur un peu fatigué et le corps épuisé, elle pensa se trouver autre chose de moins exigent. Un de ces professeurs de biologie, le très renommé Armond Robidoux, lui fit une offre très considérable. À temps très partiel ou très plein, selon les volontés de l'étudiante, elle aurait à parcourir ces rues bien connues, mais cette fois, à la recherche de proies animales, et non humaines. Elle accepta. Payée 10$ la tête, Malika se devait bien de chasser des heures durant afin de payer épicerie et loyer. Alors elle passait ses soirées dehors, à la recherche de victimes quadrupèdes. Dans sa voiture qu'elle stationnait dans des endroits plus sombres, se trouvaient plusieurs cages différentes. Quelques unes pouvant accueillir des félins, d'autres des canins, les autres, plus petites, pouvaient contenir à peu près tout ce qui s'adonnait à passer par là. 

Puis, dès que sa voiture était assez pleine, elle se rendait au laboratoire de Monsieur Robidoux et y déposait les animaux. Elle les plaçait tous dans la même cage, évidemment, par soucis d'espace. Puis, elle laissait une note, sur le bureau du professeur, indiquant le nombre de têtes ainsi que la race de ces derniers. Si l'animal portait un collier, elle l'indiquait sur la feuille. Dès la fin de la semaine, un montant d'argent placé dans une enveloppe portant son nom l'attendait sur le bureau de Monsieur Robidoux. En moyenne, l'activité lui permis de récolter près de 200$ par semaine. C'était un presque loisir payant, mais triste. Elle n'osait guère demander au professeur l'utilité des animaux qu'elle lui rapportait. Il était professeur de biologie animale et cela, elle le savait. Puis elle se disait que même si elle avait refusé le travail, une autre personne aurait, à sa place, raser les rues de la ville. 

Malika vivait, tristement, des conséquences de ses actes. Elle retournait seule chez elle le soir, les remords au ventre. Elle s'en voulait. Elle pensait à toutes ces familles à qui ont avait volé l'animal et cette seule pensée lui donnait des haut-le-cœur. Après quatre ou cinq mois, Monsieur Robidoux offrit un double salaire à Malika. Elle lui avait rapporté 15 têtes, pourtant, 300$ se trouvait dans l'enveloppe. Pour éclaircir la situation, elle se rendit chez son professeur pour lui demander explications. La raison était simple. La jeune femme n'allait plus chasser, elle allait plutôt se diriger vers la revente. Étonnée, elle se demanda la revente de quoi. Le professeur lui expliqua comment s'y prendre. 

Son œil devait rester vivement ouvert et regarder toutes les affiches postées dans la ville. Lorsqu'une de celles-ci présentait un animal, Malika l'arrachait et l'épinglait sur le babillard du laboratoire. Cherchant l'animal dont la tête était sur l'affiche, Malika ressentait un profond état de bien-être. Contrairement à tout ce qu'elle avait présumé auparavant sur son professeur, ce dernier n'avait rien de bien malicieux. Enfin. Presque rien. Quelques jours plus tard, il disparu étrangement, lui aussi. Malika pris en charge de remettre tous les animaux à leur maître et ceux qui restaient sans foyer était confiés aux gens seuls ou aux familles qui vivaient dans le quartier. Ainsi, elle ramassa près de 2000$ en un mois et tous les animaux trouvèrent maison. 

Encore aujourd'hui, elle travaille dans son petit restaurant. Il lui arrive fréquemment de penser à Monsieur Robidoux. Bien qu'elle soit maintenant gérante, elle s'ennuie du temps où elle gagnait autant d'argent. Nettoyant une table, elle vit en couverture du journal un titre qui l'accrocha "Un professeur de biologie de l'Université de Batsbourg emprisonné pour arnaque". Malika souria et alla desservir une autre table.

 
     Retour au haut de la page
 
 

 
6. Tout comme dans le Jeu 4, les membres étaient invités, entre deux rencontres, à écrire un texte un texte dont le personnage principal était un objet inerte. Dans ce cas-ci, l'inerte devait représenter un objet qui compte le temps.
 
 
Plume (par Nadia) Ce matin, comme à chaque matin, je fus réveillée brusquement par un tremblement de terre épouvantable, les murs vibraient et le sol se dérobait sous mes pieds, c'est même à cause de ça que je me suis retrouvée à rouler en bas de mon lit. Vous vous doutez bien que ça débutait très mal la journée! Déjà que je ne dors plus très bien depuis quelque temps - et pour cause, la température est tellement basse pendant la nuit que je m'éveille grelottant cherchant à me réchauffer comme je peux - il faut en plus que ces foutues vibrations deviennent de plus en plus fréquentes. 

Inévitablement, après avoir eu l'impression que j'allais mourir ensevelie sous ma maison, s'ensuit une série de variations, subite, de température : chaud, froid, chaud. Puis, j'ai un peu de répit pour environ une demi-heure, quelque fois je me rendors et la journée passe doucement sans trop de tracas, mais parfois c'est l'horreur! Au travail, on me force à demeurer la tête en bas pendant des heures, puis on me tourne dans tous les sens, tant et si bien que je finis par dégobiller mon petit déjeuner, la tête me tourne et me retourne sans que je ne puisse rien faire. C'est terrible! Par chance, il y a des jours où je peux me reposer entre chaque vomissement, mais ça m'affaiblit considérablement. 

Je dois dire qu'au moins mon employeur me nourrit. Certaines de mes copines n'ont pas cette chance, elles se voient malmenées jusqu'à déshydratation complète, même que j'ai eu vent qu'elles ont aussi été mordillées à maintes reprises. Alors je me compte parmi les chanceuses qui sont relativement bien traitées et qui ont des heures «correctes» de travail. Mes colocs, eux, sont souvent appelés à travailler la nuit, je les plains les pauvres. Monsieur Plomb a de vilains maux de tête quand il rentre du bureau, il passe la nuit à se casser le cou pour son patron, c'est inhumain. Madame Gomme, elle, rétrécit de jours en jour, on dit qu'en vieillissant on perd quelques millimètres, mais de là à en perdre plusieurs par soir y'a une marge! Je l'ai sommé de consulter un médecin, mais elle se borne à me dire que c'est sa destinée, que depuis des générations il en est ainsi, toute sa famille est atteinte d'un maladie génétique incurable, c'est triste... 

Moi je viens d'une grande lignée, mon père me racontait que mes ancêtres devaient se salir beaucoup plus que nous. On leur plongeait la tête dans l'encre noire, même que pour les torturer, on les laissait sécher à un point tel que parfois ils s'éteignaient en silence dans des souffrances atroces. En plus, dans ce temps-là, ils n'avaient pas la chance de changer de robes ou d'habits, quel sadisme! Je ne peux m'imaginer une seule seconde passer plus d'une journée avec une robe déchirée ou un jeans tout effrité, ouach! 

Enfin, je me dis qu'il y en a des pires que moi, malgré mes nausées répétitives je vis bien. C'est sur que je vieillis moi aussi, mais je pourrai peut-être me permettre une retraite tranquille au fond d'un coffre à crayons qui sent le vieux bois et la vieille encre séchée. C'est tout de même plaisant d'être une plume, on nous caresse, on nous nettoie, on nous aime, mais le meilleur reste encore d'avoir le privilège de sentir les mots couler sur le papier et d'être témoin des compositions les plus merveilleuses qu'on ait écrite. 

Fin 


Plume Noire (par Pierre-Louis) Le soleil est haut dans le ciel, et pas un nuage ne vient s'épancher sur cette journée radieuse.  Je voudrais être encore là-haut, quelques fois, dans ce ciel pur et infini, glisser et flotter, forcer avec mes sœurs plumes lorsqu'on grimpe, caresser le vent quand on redescend.  Mais aujourd'hui j'ai une tâche tout aussi importante.  Je ne fais plus équipe avec mes sœurs plumes sur les ailes du Faucon.  Je suis la coiffe de Plume Noire, le chef de la tribu. 

Aujourd'hui, je me tiens plus droite que d'habitude, j'ai mis mes plus beaux atours.  La squaw de Plume Noire a travaillé toute la nuit pour s'assurer que je serais magnifique.  Je porte des paillettes dorées, des dents de couguars sculptées et même quelques perles très rares, probablement un cadeau ou un troc d'une tribu de l'océan.  C'est très important qu'on me reconnaisse et qu'on m'admire, car Plume Noire négocie aujourd'hui un traité de paix avec une grande tribu d'ojibwés.  Ils doivent me voir et m'apprécier, car ils savent que je suis une plume de l'esprit faucon. Ils ont entendu la légende de Plume Noire et de la façon dont il a saisi une plume de l'aile du Grand Faucon grâce à son intelligence et ses dons de chasseur. 

C'est sûrement pour ça qu'ils veulent négocier la paix.  Ils savent que Plume Noire est un grand chef et qu'il peut leur apporter la prospérité.  Je me secoue un peu en pensant cela, m'ébrouant dans le vent et déployant mes rayures en vagues chatoyantes.  Plume du Grand Faucon et plume du Grand Chef, quel destin magnifique!  Les sages ojibwés, hommes et femmes, s'agenouillent à mon arrivée et saluent leur futur allié et sa magnifique coiffure.  Le vent sent frais et humide, venant en grandes bouffées maintenant, faisant s'agiter les fanions. 

Les membres des deux tribus resserrent leurs manteaux et leurs capes, car le vent est frais leur donne des frissons cet automne.  Quelques chasseurs examinent avec un peu d'anxiété le ciel, mais les nuages sont encore loin et ne devraient pas troubler ce moment historique. 

Les jeunes squaws, belles et sans maris, disposent des plats succulents devant les convives.  Les plats sont partagés amicalement, et les bocaux d'écorce et les outres en peaux de daim sont rapidement vidées.  Voyant ceci, les ojibwés s'empressent de sortir leurs propres outres et leur tabac, un peu surpris du manque de générosité de la tribu de Plume Noire, mais agissant comme s'ils étaient déjà frères.  Leurs outres contiennent du vin français et il a tôt fait de réchauffer les cœurs de ceux qui en boivent.  Les autres s'emmitouflent dans leurs couvertures, car le vent s'infiltre maintenant dans leurs vêtements, et le tonnerre gronde. 

Tout ceci n'indispose nullement Plume Noire, qui prend le paquet à sa gauche et se lève, prêt à sceller l'alliance dans un dernier geste solennel.  Je suis maintenant au centre du groupe, supervisant toutes les têtes, plus radieuse que jamais, quand un coup de vent terrible me soulève et m'arrache de la tête de Plume Noire.  Par réflexe, il jette son manteau de ses épaules et tends les mains vers moi.  Elles sont comme des serres d'oiseau de proie, ses longs doigts crochus tentant de me rattraper comme un homme qui veut retenir son âme. 

Les objiwés sont captivés par le spectacle.  Plume Noire perd sa plume!  Et sous ce manteau, est-ce vraiment la le corps du plus grand guerrier de la région?  Ses bras squelettiques, le cuir troué de ses braies…  Était-il habillé ainsi pour se moquer d'eux, ou est-ce la toute son opulence, toute sa richesse?  La chasse avait été pauvre tout l'été dans cette région, mais qui aurait pu croire que Plume Noire et sa tribu en auraient souffert aussi?   Moi, je sais que le seul trésor de la tribu cette année avait été ma découverte par Plume Noire, mais je suis évidemment un porte-bonheur suffisant pour combler ventres creux et esprits découragés.  Les Indiens le savaient car après mon envol, ils se quittèrent sans unir leurs destins. 

Je suis saisie, portée par le vent mon ami, qui en chantant promet de m'amener vers d'autres cieux, un destin encore plus grand.  Et je le crois, car je suis la plume noire du Grand Faucon et là où je me pose, se posent les rêves des hommes .

 
     Retour au haut de la page
 
D'autres productions seront peut-être disponibles un jour [m'enfin, on l'espère].
Consulter nos Dernières Nouvelles (à la Page d'accueil) pour être au courant
En attendant, allez visiter notre Art Catégorie